| L’Hexanon est excellent, c’est Exact Non? |
(mais le Rokkor bat aussi des records…)
Présentation
Je possède ces deux rangefinder 24×36, le Minolta AL et le Konica C35 qui étaient mis de côté pour je ne sais quelle raison et que je n’utilise pas, enfin si, en ce qui concerne le Minolta, j’ai un souci sur les vitesses : l’appareil n’enclenche pas à moins de passer d’une vitesse à l’autre, ce qui n’est pas trop rédhibitoire en soi si l’on sait prendre son temps en street photography. La cellule sélénium est HS mais de toutes façons ce genre de cellule, qui plus est externe, ne donne pas de bons résultats. Il vaut mieux appliquer la règle f/16 plein soleil comme décrit ici (ou bien utiliser une appli de smartphone posemètre). Plutôt que de les laisser trainer dans un coin, je me suis donc posé la question : que vaut ce petit Konica face à un appareil de qualité tel ce Minolta? Allons-y pour un petit comparatif.
Le Minolta AL
- Année de fabrication 1961
- Optique 45 mm f:2
- 6 éléments en 4 groupes
- Poids 766g
- Obturateur Optiper citizen MLT
- 1s à 1/1000eme.
- Mode manuel avec posemètre sélénium couplé.
- Aucune alimentation requise.
L’appareil est lourd et assez volumineux. Il est entièrement mécanique, et fonctionne sans pile. La qualité de fabrication est superbe, tout métal, ça respire la robustesse. Le viseur est clair et assez grand. L’objectif est un 45mm f/2 à 6 éléments ce qui prédit une image superbe.
Source et complément d’information : Suaudeau
Le Konica C35
- Année de fabrication 1968
- Optique 38 mm f:2.8
- 4 éléments en 3 groupes
- Obturateur Copal B Mat
- 1/30s au 1/650eme.
- Mode Automatique Programmé
- Cellule Cds de EV8 à EV17
- ISO 25-400
L’appareil est léger mais semble moins costaud que le Minolta bien qu’il soit aussi en métal. Il fonctionne uniquement à piles et l’on a pas vraiment la main sur l’exposition. En effet il n’existe que deux positions : Auto ou B. En auto, l’appareil choisit un couple vitesse/diaphragme idéal, sans que l’on puisse le changer. Le viseur est clair avec l’affichage du couple. C’est en quelque sorte un mode « program ».
Source et test complet sur cet excellent site : www.35mmc.com
Tous les rangefinder sur ce site très complet (en anglais) : https://cameraquest.com/com35s.htm
Pour commencer ce comparatif, il faut savoir qu’il existe une flopée de versions C35 (mais ici il s’agit bien du C35 en ce qui nous concerne) :
- le C35
- le C35 automatic
- le C35 AFD
- le C35 EF
- le C35 EF-P
Les appareils sus-nommés possèdent en gros le même objectif 4 lentilles que le C35 SAUF le C35FD. Ce dernier est ultra rare pour une raison spécifique et de taille, son objectif est un 38mm Hexanon de 6 éléments mais avec une ouverture de f/1.8! Ce qui en fait un équivalent du très réputé très recherché Auto S3 (même optique donc). Ces deux appareils sont extraordinaires, rares et hors de prix! Vous allez voir dans ce comparatif que mise à part l’ouverture, l’optique 4 éléments du C35 vaut le coup d’œil.
La baguenaude à St Pargoire et résultats
J’ai chargé les deux appareils avec de la pellicule Kentmere 100, un film que je découvrais car jamais utilisé encore. Considéré comme posséder une bonne netteté, un grain fin, une planéité du film (important) et surtout exempt de défauts de fabrication (tel que peut en avoir les FOMA que j’ai arrêté d’utiliser), je suis donc parti en balade dans mon village. J’ai d’abord shooté avec le Konica C35. Celui-ci m’affichant le bon couple vitesse/diaphragme (non modifiable), j’ai donc reporté ces valeurs sur le Minolta. Je suis agréablement surpris des mesures faites avec le Konica qui avec sa cellule CdS interne assure des résultats vraiment très précis.
Je dois préciser ici que la mise au point sur les deux appareils est assez pointue car il vaut mieux trouver des arêtes pour faire la netteté, mais j’ai pu m’en sortir à bon compte, toutes les photos sont quasiment nettes. J’ajoute qu’en général j’étais la plupart du temps à pleine ouverture, et lorsqu’on voit la qualité des négatifs, on peut dire que les optiques sont excellentes.
Après une douzaine de poses, j’ai développé les deux bobines dans du D76 en 1+0 (stock) puis scanné avec un Epson 4990 sous Silverfast 9. Attention, même si les photos sembles bien nettes, le rendus scanné manque quand même de piqué dans l’absolu à cause des limites optiques de résolution du scanner. Admettez que le résultat soit encore plus beau dans un agrandisseur!
Dans cette galerie, le Konica est à gauche et le Minolta est à droite. Les photos sont agrandies dans une partie de l’image. On peut aisément dire d’abord que l’optique Minolta est superbe et que celle du Konica lui arrive à la cheville sans honte, avec ses 4 lentilles, c’est ça la qualité Hexanon!
Finalement, sur certaines photos le Minolta s’en sort mieux, et sur d’autres c’est le Konica, cela étant dû au fait que la mise au point est assez pointue à obtenir avec le télémètre sur les deux, et non pas à cause de la qualité des optiques. Alors une conclusion s’impose : les deux sont très très bons!
Moralité, tout comme mon test du Ricoh FF-9, pas besoin de mettre des sommes folles dans un rangefinder, il suffit juste de trouver chaussure à son pied (en achetant et testant sans se ruiner).
Les photos originales en haute résolution
Et les photos recadrées pour comparer
Étiquettes : 24x36, argentique, c35, comparatif, d76, kentmere, konica, minolta, noir&blanc, rangefinder


Ma comparaison, sous réserve de la subjectivité qui s’impose et des écarts éventuels entre les réglages des appareils, même si j’imagine que tu as fait au mieux de ce côté 😉
– Abri maçonné : avantage au Minolta
– Tronc n°1 : Minolta
– Tronc n°2 : Konica. Mais peut-être que la mise au point avec le Minolta a été moins facile (?)
– Concasseur ou machine agricole n°1 : égalité pour moi !
– Concasseur ou machine agricole n°2 : égalité ! 😉
– Enseigne : Minolta. Mais ça pourrait être mis au crédit de la focale qui est un peu plus longue.
– Usine n°1 : égalité pour moi…
– Usine n°2 : Konica.
– Château : égalité quasi parfaite…les rendus des 2 appareils sont globalement homogènes.
Ce n’est peut-être pas un hasard si Konica et Minolta ont fusionné il y a une vingtaine d’années je crois : affinités communes, pour un même combat ! 😉
Konica & Minolta ont fusionné effectivement mais c’est la division copieurs et informatique dont il est question dans cette fusion.
Merci pour cet avis éclairé et désormais, les photos haute résolution sont accessibles en album. Tschuss
La fusion a forcément fait des émules en photo également… Mon tout premier APN n’était autre qu’un Konica-Minolta DiMage A2 ! 😉
https://www.manualslib.fr/manual/205409/Konica-Minolta-Dimage-A2.html
Oups, au temps pour moi! Il faut dire que la fusion Konica-Minolta en photographie s’est faite en 2003, ça faisait déjà 7 ans que je ne travaillais plus en boutique et j’avais donc zappé cette affaire. En 2006, Konica Minolta cesse la photographie et se recentre définitivement sur ses activités industrielles et bureautiques. J’en étais resté là.